La Violence faite aux femmes

      Comprendre  l’ombre : donner un nom à l’invisible ou  « Comment le contrôle coercitif révolutionne notre compréhension des violences faites aux femmes. »

Lors de cette conférence, Valérie Petit a présenté cette nouvelle approche des violences conjugales et des violences fondées sur le genre, ainsi que ses conséquences pour la justice, les professionnels, les politiques publiques et l’accompagnement des victimes. 

En 2018, l’Écosse est devenue l’un des premiers pays au monde à criminaliser le contrôle coercitif, ouvrant la voie à une véritable révolution dans la compréhension des violences conjugales

Pendant longtemps, la question posée aux victimes était : « Pourquoi ne part-elle pas ? ». Le contrôle coercitif nous invite à poser une tout autre question : « Qu’a-t-il fait pour qu’elle ne puisse plus partir ? ».

 Le contrôle coercitif nous invite à poser une tout autre question : « Qu’a-t-il fait pour qu’elle ne puisse plus partir ? ».

Ce changement de perspective est fondamental. Il déplace le regard de la victime vers l’auteur des violences, permet de comprendre les mécanismes d’emprise qui rendent la séparation si difficile et éclaire pourquoi le moment de la rupture constitue souvent la période de plus grand danger.(féminicide)

Valérie nous a donné les clefs pour comprendre l’attitude de certaines femmes sous emprise souvent sans violence physique

  • Une cage invisible sans coups :  rendant l’obéissance automatique sous l’effet de la peur, de l’épuisement et de la menace, intimidation, contrôle des ressources, contrôle des comportements, entrave chimique 
  • Un continuum de micro-régulations : La violence se niche dans les détails du quotidien imposés de manière cumulative (contrôle des vêtements, des horaires, des dépenses, de l’accès aux toilettes) 
  • L’isolement volontaire : Couper la victime de ses amis, de sa famille et de ses collègues pour supprimer tout regard extérieur critique ou ressource émotionnelle. 
  • La surveillance omniprésente : Traçage numérique (textos, réseaux sociaux), appels incessants, obligation de justifier chaque déplacement.   
  • L’objectif n’est plus seulement de faire mal, mais de priver progressivement la victime de son autonomie et de sa capacité à agir.

– son auditoire a trouvé cette après-midi passionnante et a pensé à certaines personnes de leur connaissance qui ont ce genre de situation