Philippe GAIN, Historien d’Art, Conférencier du Patrimoine, nous a démontré la relativité du beau et du laid à l’aide d’un diaporama d’œuvres difficiles à appréhender, de la préhistoire au XXème siècle.

En un bref résumé :  » La beauté n’existe pas s’il n’y a pas la laideur. Une œuvre n’est pas vulgaire, ni belle, ni laide toute seule. Nous adaptons l’œuvre dans notre vision avec nos critères intellectuels. Ces critères ont d’ailleurs qu’une existence relative et servent surtout à un peuple donné, à une caste ou a une classe à marquer sa différence, voire sa supériorité et sa domination sur l’autre.

Le poète, le peintre, le sculpteur ne sont pas seulement les chantres d’une beauté déjà toute constituée dans la nature ; c’est l’œuvre qui est belle, non la réalité, laide ou belle à laquelle elle ne se réfère que comme un prétexte.

Plus la civilisation évolue, plus elle essaie de revenir à ses origines. Au pire de la laideur et du déclin de la civilisation, une beauté pointe, une renaissance.

Mais, comment va-t-elle se retranscrire dans ce XXIème siècle, par une population de métissage qui n’a pas nos critères et nous pas les leur ? »